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Texte tiré du livre : Notre Provence (7 Mo) par F. Garrigue et A. Vérola



La Provence physique

Limites Histoire géologique Le relief
Les cours d'eaux La côte Le climat

I – LIMITES

La Provence est située au sud-est de la France.
Elle est limitée au sud par la mer Méditerranée, à l'ouest par le Rhône, au nord par une ligne allant de Bollène à Sisteron et par les vallées de la Durance et de l'Ubaye. A l'est, la frontière italienne suit les vallées de la Tinée et de la Roya.
Elle a une surface d'environ 25.000 kilomètres carrés, c'est-à-dire le l/20ème de la France. Elle mesure 215 kilomètres d'Arles à Nice et 90 kilomètres dé Barcelonnette à Nice.

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II - HISTOIRE GEOLOGIQUE

Le sol, tel que nous le connaissons aujourd'hui, a mis plusieurs millions d'années pour se former.
Dans une première période (les savants disent l'ère primaire) existait un continent dont il ne reste plus que les montagnes des Maures et de l'Estérel.
Bien plus tard (ère tertiaire) eut lieu le soulèvement des Pyrénées qui donna naissance aux Petites Alpes de Provence : mont Ventoux, montagne de Lure, Lubéron, Sainte-Victoire, Sainte-Baume. Ces montagnes, dirigées d'ouest en est, ne sont que les prolongements des Pyrénée. Durant la même époque, le soulèvement des Alpes dresse dans notre région les Grandes Alpes de Provence : mont Pelat, chaîne du Cheiron.
Entre les grandes et les petites Alpes de Provence se trouve une zone de plateaux : plateaux de Saint-Christol et de Valensole, plan de Canjuers.
Dans une quatrième période (ère quaternaire), le sol s'est lentement soulevé (8 à 10 mètres), faisant émerger la plaine du Comtat. La Durance se jetait alors dans une mer peu profonde qu'elle a comblée peu à peu. Cette région constitue la Crau où l'épaisseur des galets dépasse par endroits 15 mètres. Les alluvions du Rhône ont formé la plaine de la Camargue.

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III - LE RELIEF

1. Les Grandes Alpes. — Elles sont constituées par la partie sud-ouest de la grande chaîne européenne. Le sommet le plus élevé est le mont Pelat (3.053 m.) où plusieurs rivières importantes prennent leur source. Malheureusement, certaines vallées ont été déboisées inconsidérément. Alors les torrents emportent la terre et les pierres des montagnes et recouvrent de galets les meilleurs champs. Pour remédier à ce fléau et donner aux rivières un régime plus régulier, l'Administration des Eaux et Forêts a effectué de vastes reboisements de pins et de sapins.

2. Les Petites Alpes. — Elles comprennent :

  • Le mont Ventoux (1.912 m.) et la montagne de Lure (1.661 m.) qui, dans le prolongement l'un de l'autre, forment une seule chaîne. Le versant nord est abrupt, le versant sud descend en pente douce.
  • Le Lubéron se déroule sur la rive droite de la Durance inférieure.
  • La chaîne de Sainte-Victoire domine la vallée de l'Arc.
  • La Sainte-Baume est une montagne unique en Provence. Son versant nord possède, en effet, une forêt magnifique (hêtres, tilleuls, érables, ifs).
  • Les petites Alpes de Provence sont des chaînes calcaires. Les sommets forment des murailles aux rebords abrupts : les « baous ».

La rare végétation des pentes est de trois types :

  1. La forêt de pins ou de chênes ;
  2. Le maquis de genêts épineux (argelas), de grandes bruyères, de lauriers, de cistes à feuilles velues, d'arbousiers ;
  3. La garrigue formée surtout de plantes odoriférantes : myrte, lavande, thym, romarin.

3. Les Maures et l'Estérel. — Dominant la mer, ces montagnes possèdent de belles forêts de chênes-lièges et de châtaigniers. Mais elles sont surtout couvertes par un maquis impénétrable et semblent « un coin de Corse enfoncé dans la Provence ».

4. Les Plateaux. — Ils se déroulent à une altitude de 1.000 mètres environ. Dans le sol calcaire, l'eau de pluie s'infiltre facilement et creuse des grottes nombreuses appelées imbuts. Les rivières se taillent un lit profond (gorges du Verdon).

5. Les Plaines. — Le Comtat est une riche plaine bien cultivée.

La Crau n'était au Moyen Age qu'un vaste désert. Au XVIème siècle, la construction du canal de Craponne a fertilisé tout le Nord de cette région. La Camargue forme une cuvette dont les bords ouest et est ont environ quatre mètres de hauteur. Le centre est occupé par l'étang de Vaccarès dont la profondeur est en moyenne de 0 m 60. Elle est aujourd'hui entièrement protégée par une digue et s'agrandit de plusieurs dizaines de mètres par an grâce aux apports du Rhône.

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IV - LES COURS D'EAUX

1. Le Rhône et ses Affluents. — Le Rhône forme la limite ouest de la Provence. Comme vous le savez, c'est un très grand fleuve. Son débit est égal à ceux de la Seine, de la Loire et de la Garonne réunis. Sa largeur entre Beaucaire et Tarascon est de 450 m. Mais il est très rapide, encombré d'îles et de bancs de sable, ce qui le rend peu navigable. Il passe à Avignon, Tarascon et, à Arles, se divise en deux bras : le Grand et le Petit Rhône. Le Grand Rhône se dirige vers Marseille et passe à Saint-Louis, le Petit Rhône se dirige vers le golfe du Lion. L'Ouvèze arrose la plaine du Comtat. La Durance prend sa source dans les Hautes-Alpes, mais la plus grande partie de son cours se déroule en Provence. C'est un gigantesque torrent de 350 km de long aux crues brusques, dangereuses, à la pente rapide. Elle arrose Sisteron et Cavaillon. Elle reçoit à droite le Jabron et le Calavon, à gauche l'Ubaye qui passe à Barcelonnette, la Bléone qui passe à Digne, l'Asse, et le Verdon qui passe à Castellane.

2. Les Fleuves Côtiers. — De nombreux petits cours d'eau se jettent dans la Méditerranée.

  • Les vallées de l'Arc (70 km) et de l'Argens (116 km), dans le prolongement l'une de l'autre, ont permis de construire dès l'Antiquité une grande route qui traverse la Provence intérieure.
  • L'Huveaune prend sa source dans le massif de la Sainte-Baume. Elle passe à Aubagne et se jette dans la mer à Marseille.
  • Le Var (135 km) prend sa source au mont Pelat, passe à Puget-Théniers et se jette à la mer près de Nice. Son principal affluent est la Tinée.

3. Le Régime des Cours d'Eaux Provençaux. — Les cours d'eau de notre région sont des torrents. En été, leur lit est presque sec. Aux époques de pluies, ils grossissent subitement et roulent une quantité d'eau considérable. Le débit de la Durance peut passer en quelques heures de 54 à 9.000 mètres cubes à la seconde, celui de l'Arc de 1 à 700 mètres cubes, celui du Var de 20 à 5.400 mètres cubes. Ces cours d'eau se caractérisent aussi par l'énorme quantité de matériaux qu'ils charrient et qu'ils déposent dans la plaine ou à leur embouchure. Les alluvions de l'Argens ont entièrement comblé l'ancien port romain de Fréjus. Enfin, dans la Haute-Provence, les rivières creusent dans le calcaire tendre des gorges aux parois abruptes : le grand cañon du Verdon dépasse 1.000 m de profondeur. Quelquefois même, ces rivières disparaissent complètement pour reparaître plus loin sous forme de sources. Ce sont les sources appelées vauclusiennes, à cause de la Fontaine de Vaucluse, qui est la plus connue.

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V - LA COTE

La côte provençale est basse et marécageuse à l'ouest jusqu'à l'étang de Berre. Ces rivages sont dangereux pour la navigation à cause des fonds de sable, ils sont à peu près déserts. Au sud et à l'est, la côte est rocheuse. Elle forme de nombreux caps (caps Couronne, Croisette, Sicié, cap de la Garoupe). Très souvent la mer s'enfonce profondément entre les rochers formant nos admirables calanques. Au sud-est de Cassis s'élèvent les falaises les plus hautes de France (400 m). Au large d'Hyères se trouvent trois îles si belles qu'on les a appelées les « îles d'Or ». La presqu'île de Giens était autrefois une île que les sables apportés par la mer ont reliée à la terre.

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VI - LE CLIMAT

II est caractérisé par :

  • La sécheresse ;
  • La douceur de la température ;
  • Le mistral.

1. La Sécheresse. — La quantité de pluie qui tombe en Provence est à peu près égale à celle que reçoit la région parisienne : Paris, 530 mm. ; Marseille, 530 mm ; Nice, 750 mm. Mais tandis qu'à Paris il pleut peu, mais souvent (plus de 200 jours), nous n'avons en moyenne que 60 jours de pluie par an. De violents orages éclatent, surtout en automne et au printemps. L'eau est emportée rapidement à la mer par les torrents ou disparaît vite dans le sol calcaire. De longues semaines passent, quelquefois des mois sans qu'un nuage obscurcisse le ciel. Les jardins doivent être irrigués. Dans les forêts, les arbres privés d'eau, brûlés par le soleil languissent, et la moindre étincelle allume de terribles incendies.

2. La Température. — Grâce au voisinage de la Méditerranée, la température est presque uniforme. Son amplitude, c'est-à-dire la différence entre la température de juillet et celle de janvier est très faible. Paris : 20° — 2° = 18° ; Marseille : 22°—7° = 15° ; Nice : 22° — 10° =12°.

Les hivers sont très doux, surtout sur la côte Est (Nice n'a que 10 jours de gelée par an). C'est la Côte d'Azur à la mer bleue, au ciel pur.

3. Le Mistral. — Le mistral est un vent froid, sec et impétueux qui descend des montagnes des Cévennes et balaye la moitié ouest de la Provence. C'est un véritable fléau pour les paysans..